Biocontrôle
Importance du biocontrôle
Le marché de la lutte biologique a doublé entre 2016 et 2022
Selon la dernière enquête menée par l’IBMA auprès de ses membres (4e trimestre 2023), le marché de la lutte biologique en Europe représentait déjà plus de 1,6 milliard d’euros en 2022, soit environ 10 % du marché européen de la protection des cultures. Le marché de la lutte biologique a doublé entre 2016 et 2022.


Les substances naturelles et les agents de lutte biologique non vertébrés représentent environ 80 % du marché européen de la lutte biologique.
Les quatre catégories de lutte biologique (micro-organismes, substances naturelles, les sémiochimiques, macro-organismes) sont en pleine expansion
Les macro-organismes, qui bénéficient d’une procédure d’autorisation nettement plus courte, ont connu la plus forte croissance, avec une augmentation estimée à 65 % du volume des ventes entre 2019 et 2022.
La catégorie des substances naturelles a enregistré la plus forte croissance en valeur absolue, avec une hausse de 168,3 millions d’euros depuis 2019.




Répartition des 4 catégories sur le marché européen de la lutte biologique en 2022 (en millions d’euros).
Tendance vers la lutte biologique
La lutte biologique regroupe un éventail de technologies innovantes et efficaces de protection des végétaux qui constituent des outils indispensables aux agriculteurs européens pour lutter contre les ravageurs et les maladies.
Les produits de lutte biologique jouent un rôle essentiel dans l’agriculture durable, tant conventionnelle que biologique, ainsi que dans les jardins privés, notamment dans le cadre de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures (IPM). Conformément à la directive européenne 2009/128/CE, cette stratégie implique une approche intégrée visant à prévenir et/ou à éliminer les organismes nuisibles aux végétaux grâce à l’utilisation de toutes les informations, outils et méthodes disponibles. Les produits de lutte biologique constituent un outil essentiel dans cette approche, car ils contribuent à une production durable et à une agriculture résiliente.
Sur la base des substances actives actuellement évaluées au niveau européen, 39 des 68 substances (soit 57 %) devraient répondre aux critères de lutte biologique. Une récente enquête menée auprès des membres de l’IBMA Global montre que plus de 100 substances actives de lutte biologique sont en cours de développement. Cela laisse penser que la lutte biologique représentera une part importante de la protection des cultures dans un avenir proche.
La lutte biologique en Belgique
L’IBMA BE regroupe plus de 20 entreprises, instituts de recherche et consultants actifs dans le secteur de la lutte biologique.
Les membres de l’IBMA BE mènent des travaux de recherche, développent, fabriquent, commercialisent en Belgique (et au-delà) et/ou apportent un soutien réglementaire et commercial à plus de 200 produits et solutions de lutte biologique.